Fermati ora e stammi a sentire

lola corre

Corri, cuore, come scheggia impazzita,
infrangiti violento contro corpi sconosciuti;
al buio, nel silenzio, tra la vergogna ed il dolore.

Fuggi, anima, travolta dalla passione,
corri lontano verso quei paradisi agognati;
sotto il sole, nella pioggia, tra le onde all’imbrunire.

Fermati ora e stammi a sentire.

(Fabrizio Dragoncelli)

Un sorriso,

m.

C’est l’Ennui!

m.

La sottise, l’erreur, le péche, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l’oreiller du mal c’est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C’est le Diable qui tient les fils qui nous remuent.
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l’Enfer nous descendons d’un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu’un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d’une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d’helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de démons,
Et quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l’incendie,
N’ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C’est que notre âme, hélas! n’est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes, ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde.

C’est l’Ennui!- L’oeil chargé d’un pleur involontaire,
Il rêve d’échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère
!”

(Charles Baudelaire)

Una mèta per l’anima e nessun limite per il corpo

Gabbiani nel cielo di Camogli

“Quei gabbiani che non hanno una mèta ideale e che viaggiano solo per viaggiare, non arrivano da nessuna parte, e vanno piano. Quelli invece che aspirano alla perfezione, anche senza intraprendere alcun viaggio, arrivano dovunque, e in un baleno.” (“Il Gabbiano Jonathan Livingston” Richard Bach)

Il viaggio di cui parla Bach, ovviamente, è un viaggio mentale. Nulla a che vedere con il piacere di viaggiare fisicamente, anche senza mèta, per guardarsi intorno, incontrare mondi nuovi, ascoltare lingue sconosciute, scoprire orizzonti inaspettati.

Il segreto allora forse sta nell’avere una mèta per l’anima e nessun limite per il corpo.

Un sorriso,

m.